Les tempêtes

Parfois votre enfant sera pris aussi dans une « tempête émotionnelle », ou le contact seul ne suffira pas, il sera perdu dans une spirale d’émotions ne sachant plus ce qu’il veut, ce qu’il veut pas, dépassé par les événements. Son réservoir affectif ou d’ocytocine sera alors vide, voir peut être percé, et ne pourra plus se remplir correctement. (voir l’affectif )

Etant en apprentissage des émotions, ne sachant pas les reconnaître, leur donner un nom, ni même si ce qu’il ressent est dangereux ou pas, cela arrivera très souvent à tempete1votre enfant. Au fur et à mesure de sa connaissance des émotions, de son apprentissage, il saura comment faire pour passer au delà, pour se contrôler, et les exprimer d’une façon différente.

Cette tempête ou ce trop plein d’émotions se fait souvent en cris, pleurs, coups parfois, et l’enfant a alors besoin d’être accompagné, par le corps bien sur, mais aussi accompagné par les mots.

Grâce à la lecture d’Aletha Solter, je pratique l’écoute des pleurs, en les enveloppants le plus possible pour qu’ils se sentent en sécurité. En effet, leur corps bouge énormément généralement quand cela arrive, ils cherchent à faire sortir ce trop plein d’émotions par le mouvement, leur premier moyen d’expression.

Il faut alors limiter les coups, sur lui même comme sur nous même, en bloquant doucement ces coups, tout en lui parlant. Lui dire qu’on est là, qu’on l’écoute, qu’on le comprend, mettre des mots sur ses émotions, lui laisser la place pour s’exprimer en gardant un silence rassurant, pourra l’aider à sortir de cette tornade. Une fois qu’il aura évacué tout ce qu’il faudra, en cris, mots, pleurs, il se sentira apaisé, et je pourrais alors le lâcher, tout doucement, car il peut avoir besoin d’un autre câlin après cette décharge, réconfortant cette fois, et pas libérateur.

tempete2Les pleurs, les cris sont un moyen pour le corps de retrouver son état normal, ils sont à la fois l’expression d’une souffrance mais aussi son remède. Une personne qui hurle, crie tout ce qu’elle peut après un accident aura moins de séquelles d’un accident de voiture, par exemple, que d’autres qui n’auront rien laissé paraître et auront tout intériorisé.

Après ces tempêtes, les enfants redeviennent eux-mêmes et leur sérénité fait beaucoup de bien à voir. Un peu comme quand nous mêmes nous allons parler d’un coup dur à plusieurs personnes qui nous écoutent avec attention, une fois fini, nous nous sentons soulagés, capable de passer à autre chose.

Les enfants, eux, n’ont pas encore les mots, les capacités de se contrôler que nous avons apprises, ils sont encore en apprentissage, leur cerveau en développement, à nous de leur apporter tout cela.

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